Passons notre été au ciné : Episode 1, The amazing Spider-man.

By | 12 juillet 2012

Il y a toujours une bonne raison d’aller au ciné en été : salle climatisée si il fait trop chaud, salle couverte si il pleut. Le marketing américain étant du redoutable efficacité, je vais tâcher de chroniquer un bonne partie des blockbusters qui sortiront cet été. Une petite séance de rattrapage, vous sera proposé dans les prochains jours, pour les films déjà sortis. Débutons néanmoins par le plus fraichement sorti, The amazing spider-man.

 

Les scénaristes américains des grands studios n’ont pas vraiment d’idées originales. Il suffit de regarder les films de cet été pour s’en apercevoir. Nous avons le droit à des suites en cascade (Men in black 3, Madagascar 3, L’âge de glace 4, The Dark Knight rise) , des adaptations de séries (21 Jump Street),  des regroupements de super-héros (The avengers)  et une préquelle (Prometheus, quoique le mot préquelle est discutable). La palme du manque de créativité revient néanmoins à notre film du jour, Spider-man avec son ‘reboot’.

Tout pareil que Batman …

Initié, plus ou moins, avec Batman Begins, le reboot consiste à reprendre l’histoire à son début. Là où Christopher Nolan proposait une vision différente des réalisateurs précédents, Tim Burton et Joël Schumacher (vision très discutable pour ce monsieur), Marc Webb n’apporte guère de nouveautés  faute à un matériel de base, le scénario, qui ne lui donne guère l’opportunité d’innover.

… ou plutôt que Spider-man

Sans parti pris radicalement différent au Spider-man de 2002, on suit donc ce reboot sans trop d’intérêt puisque la trame est identique à celle de Sam Raimi : même adolescent peu sûr de lui, même conflit avec son grand père et même destin tragique pour ce dernier. Quelques différences sur les spécificités de Spider-man, une nouvelle petite amie (mais toujours blonde) et un méchant différent également (avec toujours la même défiance envers les scientifiques). Sauf que Spider-man fait toujours des ballades entre les immeubles de New-York, qu’il est un super-héros incompris dans un premier temps …

Vite des sous-sous …

La nouveauté n’est donc guère au rendez-vous. Le travail est certes bien fait mais on frôle la redite à tout moment. Visuellement, Marc Webb est un très bon disciple de Sam Raimi mais, là non plus, il n’y a pas d’idée nouvelle, de point vue différent aux trois précédents opus. A quoi bon changer d’équipe, tout recommencer depuis le début, pour refaire quasiment la même chose. Où est l’intérêt d’un tel projet, autre que mercantile ?

… ou plutôt la suite

Positivons un peu, en nous disant qu’il sert à mettre en place une nouvelle franchise (si vous avez la patience d’attendre une petite minute après le début du générique de fin, vous en aurez la confirmation) et dès lors, nous pouvons nous satisfaire que l’acteur principal est moins monolithique que le précédent et que les scénaristes ont eu l’habilité sur la fin de s’éloigner de la pompeuse devise de la première trilogie (‘Un grand pouvoir implique de grandes responsabilités).

En résumé,

Un épisode très dispensable par un manque d’ambition. Attendons plutôt la suite … ou le prochain Batman à la fin du mois.

Ma note : 4/10

One thought on “Passons notre été au ciné : Episode 1, The amazing Spider-man.

  1. darknote

    Spider-Man de Sam Raimi, *Peter Parker avait pour Petite amie Mary Jane Wtson qui est rousse et non blonde à la différence de Gwen Stacy.
    Je préfère Tobey Maguire plus proche de Spidey des comics d’origine par rapport à Andrew Garfield qui est plus la version revisité de spidey pour les gamins.

    Pour revenir à Batman : Joël Schumacher a fait un Batman riche en couleurs, proche de l’univers des années 70/80, il fallait oser, le public n’a pas apprécié, peut être un regard trop étroit de ce personnage qui le cantonne à un monde sombre.

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