En cet été non caniculaire où l’on ne peut pas dire que le soleil nous tape sur la tête, vous vous demandez bien ce qu’il peut m’arriver pour tenter l’impossible, à savoir défendre le film Transformers 3 sans avoir à écrire une critique du style : « tro kiffan le film, sa pete de partout, tu laisse ton cervo a l’entré de la sale et tu mange grave ». N’étant pas du genre à trouver déshonorant d’emmener mon cerveau à chaque fois que je me rends au cinéma, je vous épargnerais donc ce genre d’éloge, manifeste de la langue de Molière.

Petit historique. La vision du premier opus m’a laissé de marbre devant l’ineptie et la débilité du propos, le scénario tout droit sorti d’une rédaction d’un élève de CM2 (c’est méchant pour l’élève), bref je n’ai pas aimé. La sortie du deuxième opus me laissa de marbre puisque je n’ai à l’heure qui est toujours pas vu ce fim. Je m’en porte bien, je vous remercie. J’allais rééditer la même démarche pour le troisième  mais l’été aidant, la pluie aussi, je n’ai pu résister aux sirènes Hollywoodienne et je me suis laissé convaincre par les défenseurs du « tout spectacle » au cinéma et de leur argument choc : « un film comme ça, ça n’a d’intérêt qu’au cinéma ». Je tiens à préciser un film comme ça, cela n’a aucun intérêt tout court.

J’étais donc assis dans mon fauteuil de cinéma à me morfondre devant l’abracadabrantesque scénario, les personnages qu’on a envie de baffer (mention spéciale à Shia LaBeouf et son personnage tout en arrogance), quand je m’aperçus que mon réalisateur adoré (Pearl Harbor tout de même, excusez du peu, c’est le cas de le dire) avait mis un peu d’eau dans son café. Fini les 20 plans par seconde, Michael ose le ralenti et, c’est là LA raison d’aller voir le film, ose aussi l’émotion dans cet univers de brutes. Oui, alors que se déroule un enième combat de tôles froissées, survient l’exécution d’un gentil robot (il a des belles couleurs et se transforme en voiture de course). Ralenti de circonstance, larmes dans les yeux de notre mignon petit couple de héros et surtout l’agonie et la souffrance dans le regard du futur. Quel magistral tour de force, réussir à nous faire éprouver de la compassion pour cet être numérique.
Comme aime à me le répéter tata Paulette : « Ce n’est pas avec le caïd du coin que se trouve le coeur le plus dur ». J’aurais du écouter tata Paulette, finalement Transformers 3 est un film de gonzesse. Il faut donc aller voir Transformers 3 avec ta petite amie du moment, ta femme ou concubine. A se demander pourquoi ils n’ont pas sorti le film au moment de la Saint Valentin. Quand à moi, pour un vrai film de bourrin, je vais me rabattre sur le dernier Julia Roberts.